Pfiou, pas facile ces temps-ci. Entre les départs de collègues/amies, les souci persos et le taf qui s’accumule, j’attends les vacances d’octobre avec impatience. En plus, il a plu comme vache qui pisse, il faut inspirer, expirer, penser a Bouddha, pour ne pas craquer!
La Chine regorge d’objets dont nous, occidentaux, ne soupçonnions pas l’existence. Aujourd’hui, je vous présente:
Les manchettes de cuisine
Bon, d’Europe, on pense qu’en arrivant en Chine on va perdre les kilos accumulés à cause des gâteaux, du fromage, du beurre, etc. Que nenni! Car l’ingrédient de base de la cuisine ici est l’huile. TOUT est cuisiné à l’huile. Et pas qu’un peu. Même les légumes, bref le 1er mois on compte déjà 2 ou 3 kilos de plus sur la balance. Et le pire c’est que 99% de la population est super mince, question de métabolisme et/ou d’habitude j’imagine.
Bref, si l’on veut cuisiner a la chinoise, il faut être équipé. Car l’huile, ça éclabousse donc on a vite fait de ruiner ce joli polo H&M qu’on adorait tant. En plus de l’indispensable tablier, il faut donc porter ces magnifiques manchettes. Mais malgré tout, elles s’arrêtent aux poignets, donc on peut quand même se brûler la main. Comment dit-on ‘Biafine » en chinois?
Épisode final: Voyage au bout de l’enfer
Un truc bizarre pour nous, lao wai qui voyageons en Chine, est le fait d’ acheter son billet retour sur place. Je m’explique: de Nanjing, on ne peut pas acheter de billet Ningbo-Nanjing. Ni même le réserver. En gros faut prier pour qu’il reste des places a Ningbo.
Et Bouddha n’était pas avec nous car ne restaient que des places ‘debout’ a 95rmb. Frustrant quand on a paye 145rmb pour le même trajet en couchettes. Frustrant aussi quand on sait qu’il n’y a que 350kms et que le train met plus de 9 heures. Mais bon, je comptais sur ma bonne étoile (et ma tête d’étranger) pour qu’une bonne âme nous fasse de la place sur sa banquette. Sauf que j’avais pas prévu que le train serait rempli a mort.
Nous avons reussi a trouver quelques centimètres carres pour nous poser, debout pour quelques heures, puis accroupis et enfin assis. Mais entre les odeurs de bouffe, de sueur, de pieds et de clope, on a failli craquer.
Retour au bercail, heureux comme jamais, avec le sentiment d’avoir été de vrais baroudeurs, l’espace de 48h. Le lendemain matin, retour en costume, retour a la vraie vie. Et encore…
Être étranger en Chine a quelques inconvénients: on se fait parfois avoir sur les prix, on comprend rien a la langue (enfin surtout moi) et a ce qui se passe autour de nous. Mais il y a aussi BEAUCOUP d’avantages, surtout quand on est blond (n’est-ce pas Léa et Emma): on est des superstars.
Photos prises discrètement comme des stars, on nous regarde avec admiration, voire avec peur (cf ma pilosité), et quand on sort, on a plein de trucs gratuits, notamment l’alcool. Je pense pas avoir paye un coup depuis des semaines, au début je culpabilisais, maintenant je m’en fous. Bon le truc chiant c’est que tous les chinois veulent faire des culs-secs, heureusement le whisky est dilue dans du ice tea (je m’excuse par avance auprès de ma famille et mes amis, je sais que c’est un crime), donc au final on marche toujours droit en sortant. Ce sont des petits trucs comme ca qui rendent la distance supportable. Le truc maintenant, c’est de faire le grand chelem et d’avoir tout gratuit dans les autres boites de Nanjing. Courage!
Il y a plusieurs types de jeunes filles en Chine: celles qui aiment l’argent, celles qui veulent un mari étranger, celles qui attendent le prince charmant, etc. Pour ces dernières, je pensais avoir trouve le mec idéal, qui torse nu chevauche sur la plage son cheval blanc.
Même en tant qu’hétérosexuel convaincu, j’ai été trouble quand ce jeune homme s’est avance vers nous…pour faire chier son canasson…
Bon, ca va, même si l’économie chinoise est florissante, la France garde le monopole du charme et du romantisme
Episode 3: Sea, mosquitos and sun
L’hôtel? Beaucoup trop cher! Donc S a fait l’acquisition d’une magnifique tente sur taobao, l’ebay chinois. Vous excitez pas, oui on a partagé la tente, rien de plus.
Monter une tente dans le noir c’est pas facile, mais bon S a été scout donc aucun problème. Notre seul doute était de savoir jusqu’où la marée monterait. On entendait la mer se rapprocher mais finalement, pas de réveil aquatique. Juste que il y a déjà du monde qui fait du quad a 7h30, impossible d’être au calme dans ce pays!
La mer, ça use, ça use, j’ai fait mes 8h sans souci pendant que S se faisait bouffer par les moustiques. J’ai eu droit à quelques piqûres, mais il en faut plus pour me réveiller! Debout à 6h, petit déj à base de nouilles sautées et c’est reparti pour une dernière matinée sur le sable.
Pas de parasol-c’était un samedi donc inimaginable de négocier, mais S m’a gentiment filé son chapeau et je me suis allègrement tartiné de crème et ai gardé mes vêtements, pas envie que tout le monde se paye ma tronche au retour. Quelques photos de statue de chaipaqui, histoire de donner une dimension culturelle a ce weekend
12h, il est temps de repartir, hop une petite douche… 15rmb pour un tuyau d’eau froide avec 6 chinois qui veulent vérifier si la légende quant aux proportions de l’homme blanc sont vraies (pas de chance pour eux, dans mon cas, c’est pas une légende)
Hop, tous propres, un tuktuk (une sorte de moto-voiture-taxi) pour rejoindre la gare routière, re 2h de bus, et arrivée à Ningbo pour reprendre le train.
Nous ne le savions pas encore, mais 9h d’enfer nous attendaient…




















